Le Tour de France raconté en 5 anecdotes

Avec largement plus de cent ans d’existence, le Tour de France a vécu de nombreuses histoires incroyables et c’est aussi ce qui fait la magie de cette compétition ! En faisant partie des événements sportifs les plus populaires au monde, la Grande Boucle est devenue une véritable légende du sport. A travers cet article, nous vous faisons découvrir 5 anecdotes qui ont participé à la naissance du mythe autour du Tour de France !

Les origines des maillots distinctifs

Si les plus grands coureurs de l’histoire du Tour de France ont revêtu un maillot jaune, c’est parce qu’il récompense le grand vainqueur de la course au classement général. Mais saviez-vous pourquoi le jaune a été choisi ? Il faut remonter aux origines de la compétition ! En 1919, le premier maillot jaune fait son apparition pour aider les spectateurs à distinguer le leader du peloton. Et si le journal L’Auto sponsorise ce maillot, il lui en donne la couleur en référence à son papier « jaunâtre ». C’est d’ailleurs la même histoire pour les autres maillots distinctifs.

Pour les sprinteurs, c’est le vert qui a été choisi en référence à son sponsor des débuts : La Belle Jardinière, tandis que le maillot à pois des grimpeurs était le support de publicité des Chocolats Poulain. Et si les marques sont arborées sur les maillots distinctifs, n’oubliez pas non plus que les cyclistes couraient pour leur pays, avant que les équipes soient distinguées par des entreprises à partir des années 60. A cette époque, la caravane publicitaire fait aussi son apparition pour financer les frais des coureurs !

De la triche, dès les débuts du Tour

Si les années 2000 ont été le théâtre du dopage de masse, il faut savoir que les tentatives de tricherie ont toujours animé les étapes de la Grande Boucle. En effet, si l’on remonte le temps jusqu’à la première course organisée en 1904, un cycliste nommé Pierre Chevalier a terminé la 3e d’une étape après avoir été, pourtant, distancé dès les premiers kilomètres. A peine essoufflé, il se serait servi d’une voiture pour effectuer un grande partie du trajet !

D’ailleurs, lors de ce parcours, les 4 premiers coureurs ont été disqualifiés. A cette époque, les étapes étaient bien plus longues et pouvaient même se terminer une fois la nuit tombée ! Dans la pénombre, certains en profitaient pour tricher en empruntant des raccourcis, en utilisant le train et des voitures. L’organisateur, Henri Desgrange, a même pensé à arrêter la compétition après la première édition, mais il a finalement pris la décision de raccourcir les étapes pour éviter que les coureurs n’arrivent la nuit.

Une cuite mémorable

En 1950, lors de la 13e étape du Tour de France, deux coureurs s’échappent en tête de la course pour se diriger vers la victoire à Nîmes. Alors qu’il avait réussi à se détacher de son concurrent, Abdel-Kader Zaaf, algérien de l’équipe d’Afrique du Nord, s’écroule sur le bord de la route. Selon les dires, ce malaise serait dû à un mauvais mélange entre la fatigue, la chaleur et l’indigestion de quelques amphétamines ! Autour de lui, des vignerons, qui n’avaient pas d’eau pour le réanimer, aspergent le coureur de vin après l’avoir assis au pied d’un platane.

Au moment de reprendre ses esprits, le sportif titube, mais réussit tout de même à enfourcher pour finir l’étape… Dans le mauvais sens ! En effet, Zaaf repart dans le sens inverse de la course jusqu’à rencontrer la voiture-balai (celle qui ferme la marche). Il sera désigné lanterne-rouge (bon dernier) du Tour cette année-là !

Les cyclistes à l’heure de la grève

A l’occasion du Tour de France 1978, les organisateurs décident de programmer deux étapes dans la même journée. Quelle mouche avait bien pu les piquer ? Selon le parcours de cette édition, les coureurs devaient se lever à 4h30 du matin pour prendre le départ de Tarbes et se diriger vers Valence-d’Agen. A partir de cette ville, une seconde étape de 96km était organisée pour rejoindre Toulouse. Mécontents, et on peut les comprendre, les cyclistes ont décidé de faire grève lors de cette 12e étape. Roulant à 20km/h pendant toute la durée de la course, les coureurs descendent même de leurs vélos pour franchir la ligne d’arrivée à pieds. Malgré les raisons évidentes de cette grève, les spectateurs ont accompagné la fin d’étape par de nombreux sifflets !

Le combat des chefs

Le 1er juillet 1964, c’est encore un drôle d’événement qui va animer les routes du Tour de France. Si la rivalité existait entre les deux coureurs : F. Manzaneque (Espagne) et Vito Taccone (Italie), elle a pris une tournure plus inquiétante lors de la 10e étape de cette édition de la Grande Boucle. Après un long moment d’insultes, les deux coureurs quittent instinctivement leur selle pour se battre comme lors d’un combat de boxe. Après cette querelle en pleine course, les deux cyclistes sont sanctionnés par une amende respective ! D’ailleurs, d’autres bagarres ont eu lieu sur le Tour de France. A l’arrivée d’une étape en 2010, entre Barredo et Rui Costa, ou même lorsque Mark Renshaw a donné des coups de tête dans un sprint en 2010.