Le poker en ligne est au plus mal chez le voisin français

Alors qu’une nouvelle législation offrant une place particulière aux tournois de poker en ligne devrait être promulguée d’ici la fin de l’année en Suisse, le voisin français voit son marché du poker virtuel décliner de jour en jour. Si de nombreux acteurs légaux tels que Partouche ont dû faire profil bas à cause d’un régime de taxation bien trop excessif, il semblerait également qu’il y ait un désintéressement général de la part des parieurs en ligne hexagonaux. L’assemblée nationale suisse serait bien inspirée de regarder ce qu’il se passe en France avant de prendre sa décision, qui est attendue d’ici le mois d’août 2014.

Le poker en ligne n’a plus la cote dans l’hexagone

Le marché du poker en ligne ne se porte pas très bien en France. Cela fait en effet plusieurs semestres que les activités liées au poker sur internet sont en baisse dans l’hexagone, la faute à un régime d’imposition très lourd que les opérateurs ont du mal à supporter. Ainsi, dernièrement, deux noms réputés de l’industrie du jeu en France, Partouche et Barrière, viennent de fermer leur site après avoir sérieusement accusé le coup. D’après les analystes, les deux sociétés iGaming auraient perdu plus de 10 millions d’euros en seulement trois années d’exercice.

Lors du premier trimestre de l’année en cours, l’ARJEL –Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, a constaté une baisse de 19% des activités de cash-games, soit tout de même 200 000€ en moins par rapport au trimestre précédent.

Le pire est que les trimestres se suivent et se ressemblent en France. Lors du premier trimestre de l’année en cours, l’ARJEL –Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, a constaté une baisse de 19% des activités de cash-games, soit tout de même 200 000€ en moins par rapport au trimestre précédent. Depuis 2012, le nombre de joueurs en ligne ne cesse de diminuer ! Seuls les tournois semblent bien s’en tirer avec des buy-ins plus nombreux qu’à l’accoutumé -32 millions d’euros ont été dépensés en droits d’entrée depuis l’année fiscale précédente.

Poker Stars et Winamax règnent en maître

Alors que la grande majorité des opérateurs de poker en ligne ont vu leurs revenus nets chuter de 10% à 65 millions d’euros au premier trimestre 2014 contre 72 millions d’euros durant la même période l’année précédente, le géant américain du poker, Poker Stars, et la société 100% française Winamax sont les seuls à tirer leur épingle du jeu. Les salles de ces deux opérateurs sont les plus appréciée dans l’hexagone à l’heure où la concurrence dans le secteur du poker en ligne se veut de plus en plus rude. Qui plus est, les conditions d’obtention d’une licence sont elles aussi particulièrement strictes et on remarque que seules treize entreprises continuent à exercer en France à l’heure actuelle.

Reste que le tout nouveau président de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, M. Charles Coppolani, estime que le manque d’attractivité du poker en ligne en France est tout simplement dû au fait de son impopularité. D’après lui, le poker virtuel désintéresse les français, une affirmation qui n’est qu’à moitié vraie, d’autant plus lorsqu’on sait que la moitié de nos voisins frontaliers passent leur temps à miser sur les salles d’opérateurs non-licenciés, c’est-à-dire illégaux. Le gouvernement suisse, qui espère bientôt lancer son propre marché des jeux de casino en ligne, a tout intérêt à faire preuve de moins de rigidité et devra se souvenir que le modèle français est encore loin d’être un exemple.

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